Histoire de l’art corporel et de la peinture corporelle

Toutes les grandes sociétés ont eu au moins une tradition d’art corporel. Il y a tant de façons d’être humain, et tant de visions différentes de la beauté. Parfois, les marques d’identité peuvent être dérangeantes pour les autres, mais elles ont une signification très profonde.

Il y a tant de façons d’être humain. La façon dont nous décorons notre corps indique aux autres qui nous sommes en tant qu’individus. Dans le monde entier, de nombreuses personnes utilisent leur peau comme une toile vivante, représentant des expériences passées, la bravoure, le statut, la beauté, la protection, la fertilité, la magie, les transformations et les connexions avec d’autres royaumes.

D’autres symboles protègent des mauvais yeux et des mauvais esprits,

Ils apportent la fertilité, guérissent le corps, accordent des pouvoirs magiques ou soutiennent les transformations et leur connexion avec d’autres royaumes. La frontière entre réalité et illusion, dieu et l’homme, le bien et le mal, la Terre et l’au-delà, la vie et la mort, le présent, le passé et le futur, devient floue. Souvent, les personnes impliquées dans une expression artistique corporelle ne se contentent pas de jouer un rôle ; elles deviennent le rôle, la nuit, le jour, l’esprit, le dieu, la transformation, qui pourrait les guérir, ou aider les autres, comme dans les cas de création de douleur sacrée et de sacrifice de sa propre chair au nom de la communauté. Ces incroyables types d’expression, de performance et d’appartenance existent dans deux mondes parallèles, celui des anciens rituels et traditions qui nous distinguent en tant qu’humains, et celui de l’art corporel en tant que forme d’art contemporain.

“Un homme sans tatouage est invisible pour les dieux”, dit un proverbe.

Le body painting, ou parfois bodypainting, est une forme d’art corporel. L’art corporel est un art réalisé sur, avec, ou consistant en, le corps humain : peinture corporelle, tatouages, performances d’art corporel, piercings corporels, scarifications, marquage au fer rouge, scalpelling, tatouage intégral. Contrairement au tatouage et aux autres formes d’art corporel permanent, la peinture corporelle est temporaire, peinte sur la peau humaine, et ne dure qu’une journée, ou tout au plus (dans le cas du tatouage temporaire, des tatouages à paillettes) quelques semaines. La peinture corporelle qui se limite au visage est connue sous le nom de peinture faciale. L’art corporel est également une sous-catégorie de l’art de la performance, dans lequel les artistes utilisent ou abusent de leur propre corps pour faire leurs déclarations particulières.

Quand cela a commencé ?

Mes recherches sur l’histoire du body art ont commencé en 2005. On a  rassemblé une énorme quantité d’informations, de photos et de vidéos. La Chine, la Corée du Sud, l’Inde, le Brésil, le Venezuela, la Thaïlande et l’Australie, la France, La Suisse, l’Italie sont quelques-uns des pays où la recherche a été effectuée sur le terrain. L’ objectif est de visiter d’autres endroits et, dans le meilleur des cas, de vivre pendant quelques mois avec des tribus qui pratiquent encore ces anciennes traditions, comme celles de Papouasie-Nouvelle-Guinée, d’Amérique du Sud et d’Australie. On  travaille à la rédaction d’un livre, et c’est la raison pour laquelle on n’est  pas en mesure pour le moment de partager plus d’informations ou d’images.

Être découvertes ou présentées à un plus large public ?

La civilisation humaine a toujours rêvé d’atteindre les étoiles, mais nous ne sommes même pas conscients de tous les trésors culturels qui se cachent encore sur notre planète. Beaucoup de ces traditions magiques sont en train de disparaître. Certaines sont déjà éteintes. Certaines sont belles, d’autres d’un autre monde, d’autres encore effrayantes, mais elles font toutes partie du patrimoine culturel humain. Elles constituent une partie très importante de notre histoire en termes d’histoire de l’art, d’études de genre, de culture rituelle, de développement social, de vision du monde et même de compréhension du temps et de l’espace. Ils doivent être maintenus en vie, au moins en préservant la documentation. Dans les cultures occidentales, il existe très peu de rites de passage. Dans le monde tribal, l’initiation est un élément essentiel des structures sociales.

L’art corporel rituel

Chaque société importante, passée ou présente, a ou avait sa propre culture de l’art corporel. Les rituels sont une constante universelle dans la société humaine. Dès le début du développement culturel de l’humanité, les rituels ont continué à occuper une place dans la société, même dans le monde moderne.

Dans toutes les cultures, les rituels coïncident avec les grands tournants de la vie de l’individu (naissance, puberté, mariage, mort). Amérique du Nord et du Sud, Afrique, Australie, Nouvelle-Zélande, Polynésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Mélanésie, Océanie, Inde, Moyen-Orient, Chine, Japon, Thaïlande, Bulgarie, Kosovo, etc et des villes comme Lausanne, Genève, Paris, Milan, Rome, …. La peinture corporelle à l’aide d’argile et d’autres pigments naturels existait dans la plupart, sinon la totalité, des cultures tribales. Souvent portée lors des cérémonies, cette ancienne forme d’expression est encore utilisée aujourd’hui par de nombreux peuples indigènes du monde. (Australie, Nouvelle-Zélande, îles du Pacifique, certaines parties de l’Afrique, Inde, Japon et autres). Parmi les autres formes d’art fondées sur des rituels, citons les tatouages, les piercings, les bouchons de nez, d’oreilles et de bouche et les scarifications.

 

 

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